Quelque 2.000 personnes se sont rassemblées devant le site de la centrale de Tihange, samedi après-midi, pour protester contre le nucléaire.
« Les catastrophes de Fukushima, Tchernobyl et Tree Mile Island montrent à suffisance qu’il n’y a pas de risque zéro : le nucléaire est dangereux en plus d’être polluant et extrêmement coûteux », explique un représentant de l’association Nucléaire Stop. Les manifestants réclament la fermeture immédiate des plus vieux réacteurs belges et la fermeture rapide des autres.« Il faut développer rapidement et massivement les énergies renouvelables. Si nous venons d’Allemagne, c’est parce que les dangers nucléaires n’ont pas de frontière »,souligne pour sa part un militant d’Aktionsbündnis gegen Atomenergie Aachen.
L’appel a été lancé par le réseau Nucléaire stop, Inter-environnement Wallonie, Aktionsbündnis gegen Atomenergie Aachen et de Landelijk Platform tegen Kernenergie.
Les manifestants arguent qu’un accident dans la centrale de Tihange, qui comporte l’un des trois plus vieux réacteurs belges, aurait « des impacts sanitaires et environnementaux majeurs non seulement en Belgique mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en France », selon leur site internet « www.stop-tihange.org ».
C’est la raison pour laquelle des associations de ces quatre pays ont lancé un appel commun à manifester pour la sortie du nucléaire civil. Français et Luxembourgeois devaient se rassembler pour leur part devant la centrale de Cattenom, en Lorraine française.
Un important dispositif policier a été déployé. Samedi en milieu d’après-midi, aucun débordement n’était à déplorer.